Historique du Parrainage civique Basses-Laurentides

Docteur en psychologie, monsieur Wolf  Wolfensberger, né en Allemagne,  a émigré aux États-Unis en 1950 et a été chercheur dans le domaine de la déficience intellectuelle au «Nebraska Psychiatric Institute» d’Omaha. C’est donc cet homme engagé qui est le guide de départ de la philosophie du parrainage civique au Québec comme ailleurs en Amérique du Nord.

En 1966, il développe la formule du parrainage par des citoyens, pour faciliter le retour à la vie normale de ses patients ayant une déficience intellectuelle. Par la suite il travaille à l’implantation du mouvement aux États-Unis dès 1970. Le premier organisme  fût créé avec un remarquable succès à Omaha, dans l’État du Nébraska et il était dédié aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

Le fondateur est aussi responsable de l’adaptation et de la diffusion du concept scandinave de normalisation. L’idéologie du parrainage civique découle en effet de l’approche de la «valorisation des rôles sociaux». Cette idéologie a d’ailleurs été explicitement approuvée par le gouvernement québécois.

Depuis les années 1970, le parrainage civique est devenu un réel mouvement qui s’est internationalisé et plusieurs organismes ont vu le jour aux États-Unis, au Canada et en Europe. Depuis ce temps-là, une vingtaine d’organismes ont vu le jour à travers le Québec.

C’est en 1976, que le premier parrainage civique s’implante au Québec, dans la partie anglophone de l’île de Montréal, à Pointe-Claire, par Madame Joanne Farley. Parent et militante en faveur des droits des personnes ayant une déficience intellectuelle, elle assiste en 1972, à Winnipeg, aux sessions de formation organisées par l’Association canadienne pour l’intégration communautaire. Elle fonde ensuite le premier organisme sur l’île de Montréal, voire au Québec.

À partir de 1976 furent ensuite fondés plusieurs organismes dans l’est de l’île de Montréal, en particulier par M. Gérard Hamon, alors conseiller-cadre en réadaptation dans le milieu psychiatrique. Ce pionnier a en effet assisté lui aussi dès 1972 aux sessions de formation organisées pas l’Association canadienne et ces sessions l’ont interpellé dans ses façons de faire en tant que professionnel soucieux d’aider réellement les personnes ayant une déficience intellectuelle à s’épanouir comme personne humaine. Il a donc fondé le Parrainage civique de l’Est de l’île de Montréal, lié au Centre hospitalier Louis-H.-Lafontaine,  en 1979. Fût aussi fondés à cette époque le Parrainage civique Montréal, lié à l’hôpital Douglas de Verdun de même qu’au Centre de réadaptation Lisette-Dupras, également en 1979.  Vint ensuite, le Centre de parrainage civique de Québec, en 1979, le Parrainage civique de Hull, en 1981, le Parrainage civique de la Vallée du Richelieu en 1982, ainsi que ceux de Vaudreuil-Soulanges, Drummondville et Estrie, également en 1982. Par la suite, vint une éclosion sur la rive Nord de Montréal, le bureau de Parrainage civique région Ste-Thérèse/St-Eustache en 1984, aussi dans d’autres régions; la Beauce en 1983, la Côté Nord en 1985, Montcalm Matawinie en 1988 ainsi que Rivière du Loup, Rimouski et Rouyn.


Une deuxième vague de diffusion où plusieurs autres organismes ont été fondé dans les années 1990;  celui de la région Maskoutaine en 1991, de St-Hubert en 1993, des Bois-Francs en 1994, de Chomedey/Laval en 1995, de Gaspé en 1995, de Trois-Rivières métropolitain en 1996, ainsi que Laval et Dorval également en 1996.

Par la suite, résultant des besoins de sept organismes fondateurs, l’association provinciale des bureaux de parrainage civique voit le jour, le 26 juin 1980.  Mais ce n’est que le 10 avril 1985 que fût incorporé le Regroupement des bureaux de parrainage civique du Québec.

Le 27 décembre 1984 dans les Basses-Laurentides…

À Sainte-Thérèse, le C.L.S.C., conjointement avec le Centre d’accueil des Laurentides, a créé un poste de travailleur communautaire au niveau de la Famille-jeunesse.  Le nouvel intervenant a pour mandat de favoriser la concertation des organismes voués à l’aide à la jeunesse, mettre sur pied des ressources pertinentes et faciliter l’intégration des bénéficiaires du Centre d’accueil dans leur milieu social.

Les professionnels travaillant auprès de ces jeunes se rendent vite à l’évidence qu’il y a un vide de présences et que les jeunes sont souvent isolés dans leur milieu et laissés à eux-mêmes.  De là est née l’idée d’effectuer un jumelage entre un jeune en difficulté et un adulte disponible vivant dans son milieu. Cette relation, alors créée, renforci l’intégration du jeune dans sa communauté. 

Suite à cette idée de jumelage, plusieurs avenues ont été explorées, afin de trouver la méthode de fonctionnement la plus pertinente et la plus facilement applicable pour les personnes déficientes intellectuelles. Des démarches sont alors faites auprès de l’Association de déficience mentale de Saint-Jérôme qui avait une certaine expertise des jumelages.  Monsieur Michel Ladouceur, président du Rassemblement des bureaux de parrainage civique, fait parvenir de plus amples informations sur le programme.  À ce moment, Madame Diane Charron, éducatrice spécialisée, démontre un grand intérêt à travailler à la préparation d’un tel projet.

Plusieurs lectures de documents sur le parrainage civique et un survol des organismes existant dans la région, prouve qu’il serait intéressant que les bénéficiaires du Centre Le Contrefort puissent eux aussi profiter de ce programme, vu la rareté des services de type communautaire offerts à une clientèle déficiente.

Une première rencontre a lieu à l’automne 1984, regroupant des représentants du Contrefort, de la Ruche, du C.S.S.L.L., du C.L.S.C. Sainte-Thérèse, du C.L.S.C. Jean-Olivier Chénier et du Centre d’accueil des Laurentides, pour rendre effective l’idée du parrainage civique.

Les membres fondateurs; Monsieur Jean-Pierre Contant, Madame Diane Charron, Monsieur Robert Bourque, Madame Denise Charest, Monsieur Louis Dumont, Madame Louise Charbonneau, Monsieur Pierre Deschênes, Madame Jeannine Martel, Madame Maryvonne Fichoux, Madame Denise Vézina
 
À cette rencontre, il est décidé de mettre sur pied un conseil d’administration provisoire et de faire les démarches nécessaires afin d’incorporer le Bureau de parrainage civique. Il est également entendu de présenter une demande au gouvernement fédéral pour un projet Canada au travail afin de financer les salaires du personnel souhaité.

Le Bureau de Parrainage civique est donc incorporé depuis le 27 décembre 1984 et il est fonctionnel depuis le 18 février 1985, grâce à un projet Canada au travail de quarante semaines. Des demandes pour l’octroi de subventions sont alors acheminées au Ministère des Affaires sociales, à Centraide Laurentides et au Centre régional de la santé et des services sociaux Laurentides-Lanaudières pour assurer la continuité du Bureau.

Avec un rayonnement sans cesse grandissant, l’organisme a su développer une crédibilité, une reconnaissance et le respect des différents milieux; entreprises, politiques, gouvernementaux, médiatiques et communautaires.

Au fil des années les différentes personnes à la direction :

Madame Diane Charron
Madame Diane Beauregard
Madame Carole Mayer
Monsieur Normand Chicoine
Madame Ginette Ouimet
Monsieur David Lavallée
 

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